Création d’entreprise, innovation et emploi local dans le cadre de l’entrepreneuriat migrant et de la migration de retour : cas d’Oujda, Berkane et Nador

Auteurs

  • Hicham El Kharbaoui Laboratoire du Droit Public, Politique, Gestion et Economie, Faculté polydisciplinaire -Taza, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah,Taza , Maroc
  • Saïd Dahmani Idrissi Laboratoire du Droit Public, Politique, Gestion et Economie, Faculté polydisciplinaire -Taza, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah,Taza , Maroc
  • Mohamed Ben Dahmane El Idrissi Laboratoire du Droit Public, Politique, Gestion et Economie, Faculté polydisciplinaire -Taza, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah,Taza , Maroc

DOI :

https://doi.org/10.71420/ijref.v3i9-2.414

Mots-clés :

région de l’Orientale, entrepreneuriat migrant,, migration de retour, création d’entreprise, innovation et emploi local.

Résumé

La région de l'Oriental constitue un terrain d’étude pertinent pour aborder la question de la contribution de l’entrepreneuriat migrant et de la migration de retour à la création d’entreprises, à l’innovation et à l’emploi local. Cette zone connue par une forte émigration vers l'Europe. Elle présente des caractéristiques spécifiques et représentatifs des défis auxquels les zones périphériques marocaines sont généralement confrontées : taux de chômage élevés, tissu économique peu diversifié, et dépendance aux transferts des immigrants. L’analyse des données relatives aux investissements des migrants (2021-2025) offrent un premier éclairage quantitatif sur l'entrepreneuriat migrant institutionnalisé dans la région. Sur 33 projets agréés, représentant 11 597 M Dh et 8 939 emplois prévus. Nador capte le plus grand nombre de projets (9, soit 27,3%), confirmant son attractivité diasporique et portuaire. Oujda-Angad (5 projets), génère à elle seule 3 748 emplois prévus, soit environ 42 % du total régional (8 939 emplois), révélant une nature plus industrialisée et structurante de l'entrepreneuriat migrant. Berkane, en revanche, marginalisée avec 4 projets totalisant 23 M Dh (0,2% du montant régional) et 43 emplois prévus, interrogeant la capacité du pôle agroalimentaire à retenir les investissements des migrants. Sur le plan sectoriel, l'industrie de transformation (12 projets, 9 156 M Dh) et l'énergie (7 projets, 2 253 M Dh) concentrent 98,3% des montants investis. Cette structuration industrielle contraste fortement avec la répartition générale des créations d'entreprises, dominée par le commerce. Elle suggère que l'entrepreneuriat migrant institutionnalisé opère selon une logique de grands projets productifs, tandis que l'entrepreneuriat migrant informel (moins visible statistiquement) s’inscrit plus dans le commerce et les services. Toutefois, en l'absence de données sur la nature précise des projets, la dimension innovation ne peut être qu'appréhendée de manière indirecte et prudente, à travers les secteurs d'activité et les caractéristiques des investissements.

Téléchargements

Publiée

2026-09-28

Comment citer

El Kharbaoui, H., Dahmani Idrissi, S., & Ben Dahmane El Idrissi, M. (2026). Création d’entreprise, innovation et emploi local dans le cadre de l’entrepreneuriat migrant et de la migration de retour : cas d’Oujda, Berkane et Nador. International Journal of Research in Economics and Finance, 3(9-2), 61–78. https://doi.org/10.71420/ijref.v3i9-2.414

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