Gestion de la demande en eau et politique environnementale : analyse critique des instruments économiques de régulation

Auteurs

  • Ahmed Amghar Laboratoire d’études et de recherches appliquées en sciences économiques, Faculté des sciences juridiques économiques et sociales d’Agadir, Université Ibn Zohr d'Agadir, Maroc https://orcid.org/0009-0005-8797-5453
  • Abdelkarim Hssoune Laboratoire d’études et de recherches appliquées en sciences économiques, Faculté des sciences juridiques économiques et sociales d’Agadir, Université Ibn Zohr d'Agadir, Maroc https://orcid.org/0000-0001-7969-9480
  • Rachid El Aarji Laboratoire d’études et de recherches appliquées en sciences économiques, Faculté des sciences juridiques économiques et sociales d’Agadir, Université Ibn Zohr d'Agadir, Maroc https://orcid.org/0009-0004-8410-6773
  • Najib Bahmani Laboratoire d’études et de recherches appliquées en sciences économiques, Faculté des sciences juridiques économiques et sociales d’Agadir, Université Ibn Zohr d'Agadir, Maroc https://orcid.org/0000-0001-9252-2815

DOI :

https://doi.org/10.71420/ijref.v3i8-1.378

Mots-clés :

gestion de la demande en eau , instruments économiques , externalités , taxe pigouvienne, tarification de l’eau , droits d’eau négociables, gouvernance , rareté hydrique

Résumé

Dans un contexte marqué par l’intensification du stress hydrique, la gestion de la demande en eau occupe une place croissante dans les politiques publiques. Cet article examine la portée des instruments économiques de la politique environnementale pour corriger les externalités associées à la surexploitation de la ressource et améliorer son allocation entre usages concurrents. La démarche retenue est qualitative et repose sur une revue analytique de la littérature en économie de l’environnement et en économie de l’eau. L’analyse confronte les fondements pigouvien et coasien, puis étudie la fiscalité environnementale, la tarification et les marchés de droits d’eau. Elle montre que ces mécanismes peuvent réduire les prélèvements, révéler le coût d’opportunité de la ressource, encourager l’innovation et favoriser les transferts vers les usages à plus forte valeur. Leur efficacité n’est toutefois ni automatique ni exclusivement technique. Elle dépend de la connaissance des dommages et des coûts d’adaptation, de la définition des droits, des capacités de mesure et de contrôle, de la qualité des institutions ainsi que de l’acceptabilité distributive des réformes. La faible élasticité de certains usages, les coûts de transaction, les risques de concentration des droits et la difficulté de protéger les besoins essentiels limitent également la portée des mécanismes marchands. L’article soutient ainsi que les instruments économiques sont nécessaires à une gestion plus efficiente de la demande, mais qu’ils ne peuvent constituer une réponse suffisante lorsque la raréfaction physique de l’eau devient structurelle. Une politique durable suppose leur articulation avec la réglementation, la protection sociale, l’amélioration de la gouvernance et des mesures de sécurisation de l’offre.

Téléchargements

Publiée

2026-08-10

Comment citer

Amghar, A., Hssoune, A., El Aarji, R., & Bahmani, N. (2026). Gestion de la demande en eau et politique environnementale : analyse critique des instruments économiques de régulation. International Journal of Research in Economics and Finance, 3(8-1), 186–197. https://doi.org/10.71420/ijref.v3i8-1.378

Numéro

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