Microfinancement et formalisation des PME en contexte de crise : fondements théoriques et proposition d'un modèle intégré de gestion de crise

Auteurs

  • Mohamed Essabir Laboratoire d’Études et de Recherche en Économie et Management Appliqué, Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d'Agadir, Université Ibn Zohr, Agadir, Maroc

DOI :

https://doi.org/10.71420/ijref.v3i8-2.398

Mots-clés :

microfinancement, gestion de crise, résilience organisationnelle, formalisation, performance, PME

Résumé

Cet article développe et teste un modèle intégré visant à expliquer les mécanismes par lesquels le microfinancement et les pratiques de gestion de crise contribuent à la formalisation, à la performance et à la pérennité des petites et moyennes entreprises (PME) en période de turbulence, en considérant la résilience organisationnelle comme un mécanisme médiateur central. Ancrée dans un paradigme positiviste et une démarche hypothético-déductive, la recherche mobilise un construit composite hiérarchique de microfinancement regroupant huit dimensions contractuelles, notamment les modalités de rééchelonnement adaptées aux situations de crise. Le modèle intègre également les pratiques de gestion de crise, la résilience organisationnelle et deux variables endogènes séquentielles : la formalisation et la performance/pérennité en contexte de crise. Les dix hypothèses formulées sont testées auprès d’un échantillon de 300 PME marocaines ayant été confrontées à au moins un choc majeur, tel que la pandémie de COVID-19, l’inflation ou une perturbation sectorielle. L’analyse repose sur une stratégie méthodologique triangulée combinant SPSS v.26, la modélisation par équations structurelles en moindres carrés partiels sous SmartPLS 4.0 et une régression logistique de robustesse sous Stata 17. Les résultats soutiennent huit des dix hypothèses. Ils révèlent notamment que l’effet du microfinancement sur la performance en période de crise n’est pas direct, mais s’exerce par l’intermédiaire de la résilience organisationnelle, tandis que le secteur d’activité ne modère pas significativement la relation entre résilience et performance. Le modèle présente un pouvoir explicatif satisfaisant pour la résilience organisationnelle (R² = 0,547), la formalisation (R² = 0,563) et la performance/pérennité (R² = 0,498). Ces résultats montrent que l’accès au financement ne suffit pas à assurer la continuité des PME : sa contribution dépend de sa conversion en capacités organisationnelles d’anticipation, d’adaptation et de reconfiguration. L’étude enrichit ainsi la littérature en clarifiant les mécanismes séquentiels reliant microfinancement, résilience, formalisation et performance, tout en formulant des implications pour les institutions de microfinance et les politiques publiques de soutien aux PME en période de crise.

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Publiée

2026-08-26

Comment citer

Essabir, M. (2026). Microfinancement et formalisation des PME en contexte de crise : fondements théoriques et proposition d’un modèle intégré de gestion de crise. International Journal of Research in Economics and Finance, 3(8-2), 187–201. https://doi.org/10.71420/ijref.v3i8-2.398

Numéro

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