Soutenabilité de la dette publique et financement de la santé au Maroc : une analyse macro-fiscale par un modèle ARDL
DOI :
https://doi.org/10.71420/ijref.v3i3.91Mots-clés :
Soutenabilité de la dette, Dépenses publiques de santé, Paiements directs, ARDL, MarocRésumé
La réalisation de la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) se heurte structurellement aux impératifs de soutenabilité des finances publiques. Cet article évalue si la faiblesse des dépenses publiques de santé et le recours massif aux paiements directs des ménages (OOP) permettent à l’État marocain d’assurer la soutenabilité de sa dette. À partir d’un échantillon couvrant 2000-2024, nous estimons une fonction de réaction budgétaire augmentée par la méthode ARDL-ECM. Les résultats rejettent l’hypothèse de soutenabilité de Bohn à long terme : ni la dette, ni les dépenses de santé, ni les OOP n’influencent significativement le solde primaire. À court terme, un ajustement automatique rapide est à l’œuvre (terme de correction de -0,7). L’austérité sanitaire ne constitue donc pas un levier efficace de consolidation budgétaire ; elle risque au contraire d’affaiblir le capital humain et la croissance potentielle. Ces résultats appellent à un accroissement de l’investissement public en santé et à une réduction des OOP pour concilier équité et viabilité macroéconomique.
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© Youssef Azizi, Mohammed Oudrhiri Safiani, Abderrazak El Hiri 2026

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